Face à la peur : système combat / fuite.

Face Ă  la peur.

Face à la peur, tous les êtres vivants sont programmés pour répondre à un danger par une conduite de protection.

C’est ce que nous appelons l’instinct de survie.
Toute menace déclenche des émotions de peur destinées à nous alerter afin de réagir activement et de se protéger.

Les trois réactions instinctives de sauvegarde face à la peur sont le combat, la fuite, ou encore la soumission (résignation).
Cette rĂ©action primitive se retrouve chez l’ĂŞtre humain comme chez l’animal. En effet, l’animal face Ă  un danger va combattre, fuir ou se coucher.
En gĂ©nĂ©ral, on ne choisit le combat que lorsque ce n’est pas trop dangereux. Ou bien lorsqu’on n’a pas – ou plus – le choix.

 

Montrer sa peur, une force ou une faiblesse ?

On pense souvent que montrer sa souffrance, ou sa peur, est signe de « faiblesse », et que la masquer est synonyme de « force ».

Pourtant, quand on cherche Ă  ignorer la souffrance, on cherche Ă  la fuir.  Et quand on fuit la souffrance, on peut craindre qu’elle nous rattrape.
Tandis que lorsque l’on accepte d’éprouver la souffrance, on la combat. Et par le combat, on peut espérer la vaincre.

Pour traverser et combattre la souffrance, il faut justement pouvoir être suffisamment « fort » ou « solide ».

« Un constat Ă©tonnant, mais fondĂ© : la souffrance Ă©merge dès lors que nous n’acceptons pas de vivre une expĂ©rience douloureuse, que celle-ci soit physique ou psychique. Aussi paradoxal que cela puisse sembler, il faut donc, pour ne plus souffrir, aller Ă  la rencontre de sa douleur et l’apprivoiser. » StĂ©phany Orain-Pelissolo (Étreindre votre douleur, Ă©teindre votre souffrance – La thĂ©rapie basĂ©e sur la pleine conscience, 2018). 

 

Face Ă  la peur, fuir ou combattre
Combattre sa souffrance.
Photo by Fezbot2000.