Diagnostic du Trouble du Spectre Autistique (TSA) – Syndrome d’Asperger.

Diagnostic du trouble du spectre autistique (TSA) – Syndrome d’Asperger.

Le diagnostic d’un trouble du spectre autistique (TSA), dont fait partie le syndrome d’Asperger, est un diagnostic pluridisciplinaire. C’est-Ă -dire qu’il nĂ©cessite l’intervention de plusieurs professionnels de santĂ© qui vont rĂ©aliser diffĂ©rents bilans, chez l’enfant comme chez l’adulte.

Le psychiatre coordonne la prise en charge diagnostique et thérapeutique.

 

Bilans demandés :

Le psychiatre Ă©value, lors des premières consultations, l’indication de rĂ©aliser diffĂ©rents bilans, en fonction des signes cliniques retrouvĂ©s lors de son examen clinique.
Les différents bilans permettent de préciser comment fonctionnent les capacités relationnelles du patient.
Ils Ă©clairent le psychiatre sur le diagnostic.

Le psychiatre peut demander un bilan psychomĂ©trique, une Ă©valuation des cognitions sociales, une Ă©chelle d’observation du diagnostic de l’autisme (ADOS et ADI), des tests projectifs, un bilan psychomoteur, un bilan orthophonique, parfois un bilan Ă©ducatif.

Les professionnels effectuant ces différents bilans sont les psychologues et neuropsychologues, psychomotriciens, orthophonistes, ergothérapeutes et éducateurs.

 

DĂ©marche diagnostique :

On recommande une prise en charge psychologique, en orthophonie et en psychomotricité de plusieurs mois avant la pose du diagnostic.
En effet, cela permet de constater l’amélioration ou non des troubles.

L’objectif est de poser correctement le diagnostic, repĂ©rer les Ă©ventuels troubles associĂ©s et proposer une prise en charge adaptĂ©e.

En psychiatrie, comme en médecine somatique ou organique, on recherche à regrouper des symptômes en syndrome ou maladie.
Par exemple, la prĂ©sence d’une fièvre Ă©levĂ©e, de courbatures, de signes respiratoires fera Ă©voquer le diagnostic de syndrome grippal.

Mais la psychiatrie a de particulier qu’elle ne se limite pas Ă  une pure classification de symptĂ´mes.
Une deuxième « grille » de lecture est prĂ©sente et fondamentale pour pouvoir poser correctement un diagnostic. Celle-ci consiste Ă  Ă©tudier la relation Ă  l’autre, au corps, ainsi que le fonctionnement psychique de la personne.

La classification du Trouble du Spectre Autistique (TSA) du DSM-5 a voulu regrouper dans un continuum l’autisme de Kanner, le syndrome d’Asperger, le syndrome dĂ©sintĂ©gratif de l’enfance, les troubles envahissants du dĂ©veloppement (considĂ©rĂ©s comme des psychoses infantiles) et le syndrome de Rett dĂ©finis dans le DSM-4.
En effet, on a considĂ©rĂ© qu’il y avait un continuum entre ces diagnostics et/ou qu’il pouvait ĂŞtre difficile de les diffĂ©rencier.

Cependant, une confusion peut ĂŞtre faite entre la prĂ©sence de symptĂ´mes communs avec l’autisme et le diagnostic d’autisme ou de Trouble du Spectre Autistique.
En effet, la notion de continuum reflétée par le terme « TSA » a tendance à y faire entrer toute situation où on retrouverait un certain nombre de symptômes autistiques.

Ainsi, on est susceptible de confondre ce que l’on peut appeler « composante autistique » et Trouble du Spectre Autistique à proprement dit.

 

Diagnostics différentiels :

Le psychiatre doit Ă©liminer les diagnostics diffĂ©rentiels. Autrement dit, il s’agit d’Ă©liminer les autres causes possibles des symptĂ´mes observĂ©s.

En effet, il existe plusieurs troubles psychologiques ou physiques qui présentent une symptomatologie similaire ou s’apparentant au Trouble du Spectre Autistique.

Par exemple, le trouble de l’anxiété sociale (phobie sociale), les troubles de la communication incluant le trouble du langage et le trouble de la communication sociale (pragmatique), le retard global de développement et le trouble du développement intellectuel sans TSA, le TDAH, le trouble obsessionnel compulsif (TOC), ou encore un trouble schizophrénique, peuvent présenter des symptômes communs aux TSA.

Aussi, un Haut Potentiel est Ă  diffĂ©rencier d’un TSA.

Un examen physique est Ă©galement nĂ©cessaire afin d’Ă©liminer des causes organiques, comme un trouble auditif ou visuel, une Ă©pilepsie, ou encore une cause gĂ©nĂ©tique.

 

Prise en charge d’un trouble du spectre autistique :

La prise en charge d’un TSA dĂ©pend des difficultĂ©s retrouvĂ©es lors des diffĂ©rents bilans rĂ©alisĂ©s.
Elle peut associer une prise en charge en psychomotricitĂ©, en orthophonie, ainsi qu’une prise en charge psychologique et/ou Ă©ducative.

L’objectif principal poursuivi est d’amĂ©liorer l’interrelation, l’interaction et l’adaptation sociale, ainsi que l’autonomie de l’enfant ou de l’adulte.